Votre opinion est loin de faire l’unanimité au sein même de la communauté des opticiens.
Si certains rêvent d’un modèle anglo-saxon, qui a montré bien des limites dans le domaine de la santé, beaucoup s’accordent à dire qu’il faut réfléchir à une profonde réforme des études au sein des écoles d’optique en France, car les optométristes anglo-saxons ont eux une réelle formation, au contact des patients, basées sur de solides connaissances.
Le Code de la santé publique ne reconnait jusque-là que trois catégories de professionnels de santé dans le monde de la vision : l’opticien-lunetier, l’orthoptiste et le médecin (sans toujours préciser ophtalmologiste). L’optométrie n’est à aucun moment citée. Il y a sans doute des raisons à cela et les jurisprudences ont été claires jusque-là. Permettez au juriste d’en prendre acte.
Qu’une volonté d’économies de santé, basée sur un désir démagogique de préserver un système de protection sociale désuet, amènent à des choix politiques discutables n’est pas notre propos.
Discours politique bien ambigu que celui qui consiste à faire l’éloge du travail, d’une université de pointe et d’une reconnaissance de l’expérience, tout en expliquant aux citoyens que la prise en charge de leur santé sera tout aussi bonne si elle est faite par des professionnels mieux qualifiés en commerce qu’en santé.
Chacun peut rêver d’un monde meilleur. Ne pas se laisser berner par une illusion de progrès n’a rien à voir avec l’obscurantisme.