mardi 5 octobre 2004
par Bertrand Hue, Jérôme Monet
Prescrire des verres correcteurs : voilà bien un acte journalier pour la grande majorité des ophtalmologistes et ceci depuis la nuit des temps. La législation dans le domaine est bien plus récente...
Rien empêche que des verres fabriqués dans une même usine soient vendus sous différentes appellations par des "fabricants" qui ne sont que des re-vendeurs. ( en fait on prend soin de faire des séries qui ne différent que par des modifications non pertinentes, comme pour les génériques )
Alors généralement, l’opticien, incapable de connaitre les performances physiques précises des verres qu’il propose les qualifie par des "signifiants commerciaux" ne contenant aucune information.
Faute de cette connaissance professionnelle, un tel opticien est réduit généralement, a proposer successivement les différents types de verres constituant la "gamme de son fabricant habituel" dont il devient le représentant commercial.
Heureusement tous les opticiens n’abandonnent pas leur éthique de professionnels de la santé pour une activité
commerciale, pilotée par le constructeur de verres. Mais cela pose le problème de leur agrément en tant que professionnel de la santé !
Comment qualifier "un fabricant qui ne fabrique pas", un opticien qui caractérise un verre correcteur par son appellation commerciale et qui se contente de vous répéter les avantages cités lors du passage du représentant de la marque
Cela dit il y a des opticiens qui font leur métier avec science et conscience.